Mi-saison comme les vestes que nous aurons bientôt, comme le changement de saison et de sport.

" Salut! Petit compte rendu de ma 1ère course de l’année. Dimanche dernier, je courrais à Bourg-en-Bresse sur les 10km. Premier essai sur la distance, je visais 40 minutes ou moins. Le départ se passe plutôt bien, je remonte pas mal de monde. Les kilomètres défilent assez vite, l’allure est toujours autour de 15km/h, les kilomètres continuent de défiler jusqu’à l’arrivée. La Garmin indique 39min 48s je suis trop content ! Sauf que les résultats officiels indiquent 40min18 !!! Bon alors je suis bon pour recommencer plus tard. Je suis classé 115iéme, 58ième de ma catégorie. Le 1er, KOSGEY CHEBBI, est en 30min50. Le 10km, s’est vraiment sympa, ça passe trop vite ! "

Ludo

" J'avais vraiment envie de faire un jour la GTJ en ski de fond, et avec cette course c'était l'occasion de skier la GTJ sur une journée et à deux. Direction donc la Pesse pour un prologue de 15 kms avec ma co-équipière Ghislaine et son mari Christian pour nous accompagner et nous ravitailler. Et c'est parti pour le défi avec un grand soleil ! Les sensations ne sont pas top, mais le parcours excellent ! Une petite mise en jambe avant le grand rendez-vous du lendemain ! Un repas est organisé le soir entre tous les coureurs et accompagnateurs, 88 équipes au total, tous des grands malades ! C'est l'occasion de voir et d'échanger avec les copains : Vincent, Guillaume, Philippe, Gilles, Sandra, Sébastien, Nicolas et Céline. Suit le briefing qui ne nous en apprend pas plus sur la course ... sauf que la distance ne sera pas de 185 kms ... mais de 191 kms !!! Une bonne soupe et au lit ! Il faudra le maximum d'énergie ! Cool on loge à 100m du départ !

4h du matin, après une nuit courte et un petit déjeuner rapide, on se retrouve avec toutes les équipes au départ, frontales et flambeaux allumés, sous une belle pleine lune. C'est très excitant de partir pour cette aventure ! Ça monte toute de suite pour aller à la Borne aux Lions. On s'installe en fin de peloton avec un rythme tranquille, car ça va être très long. Les neiges sont très changeantes : gelées ou plus souples, mais la glisse toujours très bonne. Ravitaillements à la Simard, puis à la Darbella après la montée du Massacre par Lajoux, et il fait froid (jusqu'à moins 10). On a l'impression que l'on a déjà beaucoup grimpé (en fait on a fait le plus facile). On rejoint Bois d'Amont avec de bonnes sensations de glisse. 9h : Ravitaillement et pose toilettes, mais celles-ci sont à 500m à pied, pas grave de rallonger car c'était vital ! On s'engage dans la montée du Risoux que l'on connaît par coeur. On grimpe bien puis on descend sur Bellefontaine puis Chapelle. C'est nos pistes, notre coin et c'est bien sûr là que l'on voit des têtes connues : Marie-Noelle, Norbert, Pascal, Fabienne et Virginie qui skie un petit coup avec nous jusqu'au pont du Pré Poncet. On raconte comme c'est dur et que ça monte tout le temps ! E c'est loin d'être terminé puisque se profile la montée du Pré Poncet. Je la connais aussi bien celle-là et je sais qu'il faut y aller tranquille. Ça c'est fait, une de plus ! Mais je n'ai pas trop de glisse depuis Chapelle, la neige s'étant bien réchauffée. Je commence à perdre des plumes ! Arrivés chez Liadet, je suis bien content : je me change car j'avais vraiment très chaud, je change les skis pour mieux glisser, je mange pour retrouver des forces. Je repars tout frais, enfin c'est ce que je crois. On a déjà fait 102 km c'est à dire pulvériser notre distance maximum (les 76 km de la Transju) ... mais il en reste presque le double !!! En plus, on attaque le Mont d'or, le gros morceau (pas le fromage, la montée). Dès le début j'en bave, j'ai bien du mal à trainer mes quelques kilos en trop ! Ça se transforme vite en véritable calvaire. Je m'arrête de plus en plus, je suis essoufflé pour un rien, et c'est interminable. Ça monte, puis ça remonte, puis ça monte encore et ça monte toujours ! Je veux me coucher dans la neige ! C'est quand le sommet ! Heureusement que Ghis est là, encore bien en forme, pour me remotiver, pour me tirer vers l'avant. Je pends un gel pour pouvoir finir la montée, mais je n'en peux plus. Dans ma tête, c'est clair, je fais l'effort d'aller jusqu'à Métabief, mais là-bas j'arrêterai ... j'abandonnerai.

À Métabief, les organisateurs nous disent que nous sommes exemptés du tour d'honneur comme ils voient que je suis complètement cuit ! Mon père est là, la fille de Ghis aussi, on me dit que je suis blanc et on me demande si je vais abandonner. Je m'assois dans la voiture, j'essaie de manger même si je n'ai pas envie. Dans ma tête, je veux rentrer, j'en ai marre, je suis épuisé. On me demande si je veux abandonner. Mais Ghis est là, elle, elle voudrait bien continuer. Alors je repars pour le prochain ravitaillement qui est aux Fourgs, mais sans y croire. La neige est molle, je n'arrive plus à glisser. C'est un chemin de croix ! Christian s'est arrêté le long de la route car il a bien vu que j'étais très mal. Il me dit que je peux arrêter, que je peux monter dans la voiture si je veux. Je regarde mon équipière, je décide de continuer. On traverse les Hôpitaux Vieux à pied. Les bénévoles nous encouragent. Mais je sais que ça va remonter. Je remets les skis, je pense à beaucoup de choses, de personnes, avec beaucoup d'émotions. La neige commence à se durcir et je commence à glisser à nouveau. Je me remets devant Ghis. J'ai retrouvé un second souffle. C'est un miracle, le retour du phoenix, pourquoi, comment ? Je ne sais pas. Le corps est plein de ressources ! On est aux Fourgs. Pierre-Alain est là en tant que bénévole. Mais je ne vais pas dormir chez lui, on va aller jusqu'au bout ! On se ravitaille, on remet les frontales et je change de skis. La nuit tombe avec un coucher de soleil magnifique ! On skie, on monte, on descend à pied le Tillau. Pas facile de marcher dans la neige qui 'enfonce, attention de ne pas glisser ou laisser une cheville. Il ne faut pas perdre de temps car il faut être aux Verrières avant 20h10, dernière barrière horaire ! En bas avec la neige sous les chaussures, je mets 5 minutes à remettre les skis, bien aider par Ghis. On finit la descente à ski est là on ne sait plus où on est, on ne voit pas de traces. Petit coup de stress, heureusement Christian nous a vu depuis la route et vient nous chercher. Il est 20h. On mange un peu, c'est reparti pour 22 km jusqu'au prochain ravitaillement. Ça sera 22 km de montées. Ça monte, ça monte tout le temps sur cette GTJ ! Comme ça on a le temps de bien regarder une lune orange qui reflète sur la neige ! Waou ! La neige a bien retendu avec des fausses traces. On est obligé de faire les descentes en chasse neige en appuyant très fort sur les skis car la neige est gelée et on ne voit plus rien. Impossible de se relâcher ! On croise une dameuse qui a une sacrée frontale, elle nous fait une belle trace. On croise un coureur à pied qui nous dit qu'il nous admire. Peut-être mais il va plus vite que nous ! On voit les lumières de Morteau. On rejoint le dernier ravitaillement. Les kilomètres défilent. Je serre les dents, j'encourage Ghis qui a à son tour un coup de moins bien.On nous annonce qu'il reste 6 kms avec un profil descendant ! Mon oeil ! Ça sera 6 kilomètres interminables avec encore et toujours des montées ! On voit l'arrivée, une petite chute avec la fatigue juste avant que nous franchissions la ligne tous les deux à minuit soit 191 km et 20h après le départ. Je ne me rend pas trop compte que c'est terminé. Une bière et au lit, non il reste 1h30 de voiture de Villers le lac à Saint-Laurent ! "

Gwen

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